QUESTION DE MINDSET
Il y aura toujours quelqu’un pour vous dire qu’on se fait trop de soucis dans la vie, qu’on a tort de se démener autant, qu’on ferait mieux de se laisser porter par le courant et de “vivre sa vie, un point c’est tout”.
Il y aura toujours quelqu’un pour vous dire qu’on se fait trop de soucis dans la vie, qu’on a tort de se démener autant, qu’on ferait mieux de se laisser porter par le courant et de “vivre sa vie, un point c’est tout”.
Parfois cela peut en effet être un bon conseil, car il y a plein de choses de la vie qu’on ne maîtrise effectivement pas. En revanche cette recommandation à aussi un côté négatif non négligeable, parce qu’en “vivant sa vie, un point c’est tout”, on prend le risque de tourner le dos à la possibilité de choisir sa propre voie.
Quand cette injonction devient un permis de ne pas choisir, on se retrouve entraîné.e par les aléas et les circonstances de la vie, ou pire, par les choix des autres; ce par le seul fait de rester dans l’immobilisme ou de conserver une attitude passive, au lieu de créer activement sa vie selon ses réels souhaits.
On ne peut certes pas TOUT contrôler, mais cela ne veut pas dire qu’on ne peut RIEN contrôler pour autant.
On peut décider de s’en remettre entièrement à la fatalité, ou on peut sortir de cette mentalité du tout ou rien et décider de se concentrer sur ce qui est effectivement de notre ressort.
Quel choix faîtes-vous ?
On pense souvent que le plus difficile c’est de se décider. Mais en réalité le plus pénible, c’est de s’apercevoir que justement, il y a une décision à prendre, et donc que le choix existe.
Henry Ford disait : “Qu’importe si on s’en sent ou non capable - on a raison de toute façon.” et cela est également valable pour les décisions que nous devons prendre : que l’on considère qu’on ait le choix ou non, on a raison.
Autrement dit, le fait même de croire qu’on n'a pas le choix…crée le choix.
Ne pas prendre conscience des choix que l'on fait constamment, c’est en quelque sorte se résigner ou renoncer à la possibilité (mais aussi à la responsabilité) que l’on a de pouvoir améliorer sa vie et de s’ouvrir à de plus grandes perspectives.
En revanche, prendre conscience que chaque chose que l'on fait, pense et ressent repose sur un choix est extrêmement libérateur, parce que cela nous permet alors de nous détacher de ce rôle de victime qui nous empêche de voir dans quelle mesure on a, en fait, la possibilité d’agir.
En réalité, rares sont les choses dans la vie que nous avons l'obligation de faire, mais la plupart du temps nous essayons de nous convaincre du contraire.
Même lorsque vous vous dîtes que vous devez aller au travail demain, rappelez-vous que cela reste un choix. Si vous choisissez de ne pas y aller, il peut certes y avoir des conséquences, vous ne serez peut-être pas payé ou vous risquerez de perdre votre travail, mais cela reste un choix.
En fait, les choix que nous faisons tous, dépendent uniquement des conséquences que nous sommes prêts à assumer ou non.
Imaginez maintenant que vous soyez suffisamment préparé.e à faire face aux conséquences de chacune de vos décisions, est-ce que vos choix ne seraient pas totalement différents ?
Bien entendu que le facteur chance existe, mais en parallèle : plus on est proactif, plus on en a !
Dans sa définition, la proactivité intègre l’anticipation et l’initiative, ce qui veut dire que c'est une capacité qui se travaille en amont des circonstances.
Sans elle nous sommes condamnés à agir uniquement en réaction.
Or qu’est-ce qui régit nos réactions ?
→ Nos émotions primaires, celles qui sont les plus instinctives et les plus primitives.
Et que se passe-t-il lorsque ces émotions s’emparent de nous ?
→ Nous perdons la totalité de notre capacité à raisonner de façon lucide et cohérente.
Ce n’est pas une faiblesse d’esprit, c’est juste biologique, notre cerveau est ainsi constitué, et ce depuis des millénaires, pour répondre qu’à un seul défi propre à n'importe quel organisme vivant sur cette Terre : la survie.
La bonne nouvelle c’est que nous avons relevé le défi haut la main, cela fait déjà un moment que notre espèce n’est plus en voie d’extinction (bien au contraire).
La moins bonne nouvelle c’est que malgré cela, beaucoup de nos réactions sont encore issues des mêmes schémas cérébraux et des mêmes modes de fonctionnement instinctifs qu’utilisaient nos ancêtres préhistoriques, et ce pour la simple et bonne raison que notre physiologie (et par conséquent la structure de notre cerveau) n’évolue pas aussi vite que nos environnements.
Ainsi si nous ne faisons pas l’effort de réguler nos réactions en fonction des situations que nous rencontrons, nombre de nos comportements continueront d’être inadaptés ou inappropriés.
D’ici à ce que la structure de notre cerveau évolue, il semble donc que certains ajustements soient nécessaires, ajustements qui se font en amont de nos réactions.
Revenons à la notion de proactivité.
En psychologie elle est utilisée pour définir une personne en capacité de prendre sa vie en main plutôt que de rechercher des causes dans les circonstances ou les personnes extérieures.
Elle tient son origine du neuropsychiatre Viktor Frankl qui souligne “l’importance du courage, de la volonté et de la responsabilité individuelle de reconnaître la liberté de choix et d’agir quelles que soient les épreuves de la vie."
Ce qui signifie que chacune de nos décisions et de nos actions sont liées à nos perceptions et à notre capacité d'engagement.